Le 26 Fevrier 2006, à la suite du lâche assassinat de Ilhan Halimi, j'avais écrit ce que je ressentais.
Les mois, les années ont passé et cette année au mois de Juillet l'immonde Youssouf Fofana a eu un juste procès à l'issu duquel il a été justement condamné. (A mon avis trop peu condamné.)
Pour parachever son portrait, celui d'un ignoble voyou, tortionnaire et assassin, il n'a eu de cesse durant tout son procès de s'en prendre à tout le monde, de narguer la famille Halimi, d'insulter la Justice.
Pas un seul mot de regret pas une seule parole de répentance rien que de la morgue, des insultes, de la hargne et de la Haine.
D'aucuns diront que l'acte commis envers Ilhan n'était pas un acte raciste, mais une déviation d'un truand ayant entrainé la mort de son otage.
Quand on voit le nombre de blessures qui ont été infligées à Ilhan on ne peut pas croire que ce n'était pas en plus d'un crime crapuleux, un crime raciste. Car on aurait pu très bien comprendre, sinon accepter, le Kidnaping pour obtenir une rançon, mais pourquoi ces tortures infligées non seulement par l'immonde Fofana mais aussi par ses complices.
Ving quatre Jours pendant lesquels un garçon de mon pays, un jeune plein d'espoir a été torturé, battu et assassiné par un groupe de salopards dirigé par l'immonde Fofana.
Vingt quatre Jours pendant lesquels Ilhan n'a eu aucun répit. Ce n'était plus un homme mais un objet avec lequel on assouvissait ses vices, ses haines aussi.
ILHAN, mon frère, tu as été vengé, mais malgré cette vengeance des hommes dans 22 ans quand cette créature sortira de prison, elle n'aura que 50 ans et pourra continuer à vivre libre alors que toi .....
Voila je dis ce que je pense, je ne suis pas satisfait du verdict mais la Loi est la Loi.
Aurevoir petit frère.
A la suite de ce petit mot je donne le détail de ce que fut le calvaire enduré par Ilhan.
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Ilan Halimi, un calvaire de 24 jourS
Avant d'être retrouvé à l'agonie le 13 février 2006, puis de mourir dans l'ambulance qui l'emmenait à l'hôpital, Ilan Halimi a été séquestré 24 jours à Bagneux (Hauts-de-Seine), où sa captivité fut un calvaire.
20 janvier 2006. Ilan Halimi a rendez-vous avec Emma, 17 ans, qui l'a abordé trois jours plus tôt dans le magasin de téléphonie du boulevard Voltaire à Paris. Emma est en fait un "appât" payé par Youssouf Fofana, qui a conçu l'enlèvement d'Ilan. La jeune fille l'entraîne dans le sous-sol d'un immeuble de Sceaux (Hauts-de-Seine) où il est frappé par des complices, neutralisé à l'éther, puis embarqué dans le coffre d'une voiture volée jusqu'à un appartement vide d'une cité de Bagneux (Hauts-de-Seine). C'est le gardien de l'immeuble qui a fourni les clefs, contre 1.500 euros.
21 janvier. Depuis un cybercafé, Youssouf Fofana envoie une photo d'Ilan, menacé d'un pistolet, à sa famille. Il veut 450.000 euros pour le lundi 23 janvier.
22 janvier. Youssouf Fofana part pour la Côte d'Ivoire, laissant l'otage à des complices. Les jours passent, les échanges téléphoniques avec la famille d'Ilan se multiplient, le montant de la rançon ne cesse de changer.
28 janvier. Yousouf Fofana rentre en France et avertit un rabbin "qu'un juif a été kidnappé". Il le guide jusqu'à une boîte à lettre parisienne, où l'homme découvre une cassette audio sur laquelle il entend l'otage "en sanglot, à bout de force, parlant des sévices subis".
Nuit du 29 au 30 janvier. Youssouf Fofana et ses complices doivent quitter l'appartement. Ilan est transporté jusqu'à un local technique dans les caves d'un immeuble voisin. La situation s'enlise. Ilan s'affaiblit, dénudé, toujours ligoté, à peine nourri, le visage entouré de scotch comme une momie.
31 janvier Un cousin d'Ilan est dirigé jusqu'à un pressing où il trouve une cassette vidéo de l'otage, suppliant qu'on paye la rançon.
6 février. Depuis la Côté d'Ivoire, Youssouf Fofana organise une remise de rançon Place Clichy, par le père d'Ilan. Mais, n'ayant pas trouvé de détecteur de faux billets à Paris, il demande que l'opération se fasse à Bruxelles. Le père d'Ilan refuse.
12 février. Youssouf Fofana rentre à Paris. Ses complices en ont assez. Il leur assure qu'il va laisser partir Ilan. Pour effacer les indices, Ilan est lavé, ses cheveux sont rasés.
13 février. A 5 heures du matin, Ilan Halimi est placé dans le coffre d'une voiture. Trois heures et demie plus tard, Ilan est repéré à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne), le long d'une voie de chemin de fer. Nu, menotté et bâillonné, le corps recouvert de brûlures, en état de choc et incapable de parler. Les médecins recensent quatre plaies au cou, dont une à la veine jugulaire, et une à la hanche, faites par un "instrument tranchant et piquant". Il meurt en route vers l'hôpital.